Pourquoi la croissance anglaise est plus forte que la nôtre ?31/10/2016  



Selon L’Insee, sur le plan comptable, cet écart provient principalement des dépenses des ménages et, dans une moindre mesure, des dépenses publiques, toutes deux plus dynamiques au Royaume-Uni sur la période. Une analyse économétrique permet de préciser les mécanismes sous-jacents. Le taux d’épargne des ménages britanniques est très sensible au taux de chômage ; leur consommation a donc fortement réagi à une politique ayant privilégié l’emploi plutôt que les salaires. Ce facteur aurait contribué pour + 1,9 point au différentiel de croissance de 4,9 points.

Le contexte monétaire et financier expliquerait 2,0 points supplémentaires d’écart. La politique monétaire a été accommodante dans les deux pays. Toutefois, au Royaume-Uni, elle a entraîné une forte hausse du prix des actifs. Celle-ci s’est répercutée sur la consommation et l’investissement des ménages par des « effets de richesse » puissants, sans équivalent en France.

Enfin, la politique budgétaire aurait contribué pour 2,2 points de plus, au prix d’un déficit public bien plus important qu’en France : en 2015, le déficit « structurel » y était estimé à 5,8 % du PIB, contre 2,5 % en France.

Au premier semestre 2016, avant même le référendum, ces facteurs semblaient s’estomper, laissant présager une convergence de la croissance des deux pays. En augmentant l’incertitude auprès des investisseurs, la perspective du « Brexit » pourrait accélérer cette convergence, voire inverser le différentiel de croissance.


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